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sexta-feira, agosto 10, 2007

Rappelle-toi Barbara

Neste Verão ando a reler poemas lindos, como este, por exemplo.


Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Epanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse


Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.




Jacques Prévert, "Paroles", Gallimard

sábado, julho 14, 2007

Poema da Sophia

Como já não escrevo aqui há muito tempo e já que estou com a mão na massa, resolvi postar um poema da Sophia de Mello Breyner, um dos que prefiro.


Biografia

Tive amigos que morriam, amigos que partiam
Outros quebravam oo seu rosto contra o tempo.
odiei o que era fácil
procurei-me na luz, no mar, no vento.

segunda-feira, janeiro 08, 2007

Talvez um poema

No fundo do mar, onde ninguém a contempla, a ostra vai tecendo uma pérola.
Em silêncio e na dor.
E a beleza vai sendo criada, sem arestas,
para se perder na areia.

Ou para ser encontrada, muito raramente, às vezes.

Pelo sofrimento e contra ele
Saibamos nós transformar a dor em algo que se perca na areia,
mas que exista um momento e seja belo

sábado, maio 13, 2006

Para a Jubi: é noite cerrada no Japão

Tenho vivido toda a vida muito longe da minha casa
A minha pátria deve ser uma terra que ainda não conheci
Talvez apenas gotas de água esfiando-se numa espécie de mar
Ou mesmo nuvens brancas tocando-se numa espécie de céu
E um outro modo de ser irmão